Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Travail.Suisse soutient la création d’un congé d’adoption généreux

La position de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, est sans équivoque : elle souhaite qu’un congé d’adoption soit créé au niveau suisse, afin de traiter également parents adoptifs et parents d’enfants naturels. Toutefois, la proposition concoctée par la commission du Conseil national est insuffisante et compliquée. Pire, elle a perdu de vue le bien de l’enfant adopté. suite

Le nombre d’adoptions extra-familiales diminue année après année. L’inexistence de tout soutien des parents adoptifs explique en grande partie cette triste réalité. Parallèlement, les techniques de procréation assistées, tout aussi coûteuses, se sont beaucoup développées. Pour Travail.Suisse, l’adoption extrafamiliale est à encourager, notamment par la création d’un congé d’adoption, inexistant à ce jour.

Le projet de la commission de sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national répond à l’initiative parlementaire du démocrate-chrétien tessinois Marco Romano, dont le texte a passé la rampe des commissions des deux chambres. Au lieu de s’inspirer du projet initial, la commission a préféré jouer les petits bras et concocter un modèle compliqué. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité entre femmes et hommes chez Travail.Suisse : « La commission semble n’avoir été motivée que par un seul objectif : limiter les frais à tout prix ».

La prise de position de Travail.Suisse soutient donc le principe de création du congé d’adoption, mais s’oppose à ce qu’il ne concerne que l’adoption d’enfants âgés de moins de 4 ans seulement et qu’il ne dure que deux semaines. C’est largement insuffisant pour accueillir un enfant qui a déjà sa propre histoire et doit s’intégrer au mieux, après avoir vécu une première séparation de son milieu d’origine.

Travail.Suisse plaide pour un modèle de trois blocs de quatre semaines chacun : un bloc réservé au père, un autre à la mère et un troisième à se partager. Le congé d’adoption doit aussi être flexible, pouvoir être pris de manière fractionnée par journées et simultanément par les deux parents s’ils le souhaitent. Au total, un parent (père ou mère) devrait pouvoir bénéficier d’un congé d’au minimum 4 semaines (28 allocations journalières) et de 8 semaines au maximum (56 allocations).

Sa prise de position complète est disponible à cette adresse : http://www.travailsuisse.ch/actuel/consultations

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou 031 370 21 11

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2018 05 22 CP Conge-d-adoption f.docx 41 KB

22 mai 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Projet fiscal 17 : proposition bienvenue de la CER-E mais contribution de l’économie toujours insuffisante

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue le principe de compenser complètement les pertes fiscales du Projet fiscal 17 (PF 17) pour l’AVS. C’est un progrès par rapport au projet du Conseil fédéral mais le contre-financement de l’économie demeure insuffisant. suite

Oui à une compensation sociale complète pour l’AVS

Travail.Suisse salue les mesures de compensation sociale prévues par la CER-E pour l’AVS. Une AVS solide profite à tous les habitants du pays. Cela fait d’ailleurs longtemps que Travail.Suisse demande que l’AVS bénéficie du montant total de l’augmentation déjà décidée du « pourcent démographique » de la TVA. A l’heure actuelle, une partie de ce pourcent va à la Confédération. Les mesures décidées permettent d’avoir assez de temps de préparer d’autres mesures pouvant être largement soutenues pour une AVS solide. Une augmentation de l’âge de la retraite des femmes n’en fait pas partie. Pour la génération des Baby-Boomer, on a toujours besoin d’un financement supplémentaire par la TVA. C’est pourquoi Travail.Suisse demande un projet axé seulement sur le financement, complété avec des mesures incontestées pour un âge de la retraite flexible.

Contre-financement de l’économie toujours insuffisant

Les propositions de la CER-E ne sont toutefois pas encore adéquates pour ce qui est du contre-financement de ces deux milliards de francs. En effet, si la compensation sociale est plus substantielle que ce qu’a prévu le Conseil fédéral, elle est plus injustement répartie avec la participation pour 600 millions de francs par an des travailleurs et travailleuses avec l’augmentation du taux de cotisation AVS de 0,15 % pour les salarié-e-s. Or le PF 17 profite, avec ses différentes mesures d’allégements fiscaux, pour l’essentiel à l’économie. C’est pourquoi Travail.Suisse propose au Conseil des Etats de ne pas suivre la majorité de la commission mais la minorité qui se rallie au Conseil fédéral pour imposer les dividendes d’actionnaires qualifiés à hauteur de 70% au minimum (et non pas en revenir à 50%). Cette mesure s’impose d’autant plus que le PF 17 provoque une forte recrudescence de la concurrence fiscale inter-cantonale avec de très fortes baisses des taux d’imposition cantonaux des bénéfices des entreprises qui pourraient entraîner de nouveaux programmes d’économies au détriment de la population.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président, Tél. 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier politique fiscale, 079 846 35 19

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2018 05 16 MM Steuervorlage17-und-AHV WAK-S f.docx 40 KB

16 mai 2018, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Une folie : le Conseil fédéral veut abolir le programme d’impulsion pour la création de places d’accueil extrafamilial

Il y a encore trop peu de crèches et d’écoles de jour en Suisse. Néanmoins, le Conseil fédéral a rejeté aujourd’hui la prolongation du programme d’impulsion pour la création de places d’accueil extrafamilial. Du point de vue de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, c’est une gifle pour les parents qui travaillent. suite

Pour la première fois en 2017, plus de personnes ont quitté le marché du travail qu’elles n’y sont entrées. Cela signifie que la pénurie de travailleurs et travailleuses qualifiés devient lentement mais sûrement une réalité. Les mesures visant à promouvoir la conciliation de la famille et de la vie professionnelle, comme le prévoit déjà l’Initiative visant à combattre la pénurie de main d’œuvre qualifiée, constituent un instrument de lutte contre la pénurie de travailleurs qualifiés. “La décision du Conseil fédéral d’abolir le programme d’impulsion pour la création de nouvelles places d’accueil extrafamilial est tout simplement insensé”, déclare Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

Le 18 octobre 2017, le Conseil fédéral a également rejeté le congé de paternité au motif que « la priorité réside dans le développement d’une offre d’accueil extrafamilial adaptée aux besoins ». Le fait qu’il rejette maintenant aussi cette prolongation le montre clairement : “Le Conseil fédéral ne veut pas de politique familiale, il ne veut pas soutenir les familles et ne veut pas non plus de femmes sur le marché du travail”, déclare Wüthrich.

Le Conseil national devrait décider le 12 juin si la variante du Conseil fédéral consistant à ne pas prolonger le programme d’impulsion ou la variante de la commission (prolongation) sera suivie. Travail.Suisse lui recommande fortement de suivre la CSEC-N et de prolonger le programme d’impulsion.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

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16 mai 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Discrimination salariale : des palabres inutiles

Le second examen par la commission du projet de révision de la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes débouche sur un résultat décevant et prévisible. Chargée d’évaluer « d’autres modèles » basés sur la simple auto-déclaration, la commission CSEC du Conseil des Etats a dépensé son énergie pour rien puisqu’elle maintient les retouches de son premier examen. Le tout reste inefficace à combattre la discrimination salariale, qui coûte chaque année quelques 7 milliards de francs aux femmes. suite

Les discussions du jour de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture CSEC n’auront servi à rien d’autre qu’à palabrer. Le projet de révision de la loi sur l’égalité voulu par le Conseil fédéral avait été affaibli une première fois par la commission en février dernier ; il reste le même. La seule nouveauté intéressante aux yeux de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, est la proposition d’une minorité de la commission que 10% des employé-e-s aient le droit d’exiger que l’entreprise prouve le respect de l’égalité salariale.

Le reste n’est pas de nature à éradiquer la discrimination salariale. Voilà plus de 20 ans que la loi est en vigueur et la Confédération a déjà constaté qu’elle n’atteignait pas ses buts en l’état, parce qu’on ne l’avait pas dotée dès le départ des outils nécessaires à sa mise en œuvre (contrôles et sanctions). Limiter la durée des nouvelles dispositions à 12 ans est par conséquent incompréhensible.

Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la Politique de l’égalité : «On constate depuis des années que la loi sur l’égalité ne permet pas d’atteindre son but ; il s’agit d’ignorer toutes les manœuvres d’évitement et de s’attaquer courageusement au problème. ». Travail.Suisse demande au Conseil des Etats – à la session d’été – d’ignorer les propositions d’affaiblissement de sa commission et d’adopter au minimum le texte du projet initial du Conseil fédéral et de le renforcer avec de véritables contrôles et des sanctions dissuasives en cas de récidive.

Pour plus d’informations
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l‘égalité, 079 598 06 37

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2018 05 14 MM TravailSuisse-und-Syna Lohngleichheit-jetzt f.docx 55 KB

14 mai 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Recommandations de vote pour les votations fédérales du 10 juin 2018 – Non à l’initiative Monnaie pleine

Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a décidé de dire non à l’unanimité à l’initiative Monnaie pleine. suite

L’initiative Monnaie pleine (« Pour une monnaie à l’abri des crises : émission monétaire uniquement par la Banque nationale ! ») exige en premier lieu une réforme fondamentale du système monétaire suisse. La création de monnaie devrait incomber uniquement à la Banque nationale. Cela permettrait un contrôle direct de l’émission de monnaie en circulation à la place d’un contrôle indirect via les taux d’intérêt. De plus, l’initiative demande que la Banque nationale dépense l’argent qu’elle a créé sans dettes, c’est-à-dire sans acquérir de placements.

Nulle part on a mis en œuvre l’idée d’un système de monnaie pleine. Il est dès lors impossible d’estimer de façon définitive les effets sur le système monétaire et économique. L’introduction d’un système de monnaie pleine aurait un fort caractère exploratoire et comporterait des risques importants. La dernière crise financière a bien mis en évidence le potentiel dévastateur sur l’ensemble de l’économie de grandes banques en faillite. Dès lors, il faut saluer sans réserve une des exigences de base des initiants qui est d’assurer une plus grande stabilité sur les marchés financiers. Mais c’est faire fausse route que de le proposer par le biais d’une expérience très risquée. En lieu et place, il vaut mieux poursuivre ce que l’on a commencé à faire au niveau de la régulation comme par exemple la réglementation « Too-big-to-fail, la stratégie de l’argent propre ou un échange automatique d’informations. Il est en particulier important et urgent de renforcer les prescriptions sur les fonds propres pour que les banques soient plus robustes contre les crises.

Pour ces raisons et d’autres encore, Travail.Suisse recommande de dire non à l’initiative Monnaie pleine.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, mobile : 079 287 04 93

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2018 05 09 PAROLE Vollgeld-Initiative f.docx 40 KB

09 mai 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon